Sophie Taillé-Polian Conseillère municipale, sénatrice du Val de Marne

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Sophie Taillé-Polian Conseillère municipale, sénatrice du Val de Marne

Je remercie les grands électeurs qui ont permis, par leurs suffrages, l’élection de trois sénateurs de la liste d’union de la Gauche et des écologistes. Je serai donc la première femme socialiste sénatrice du Val de Marne. J’espère que cette élection sera une première étape dans la construction d’une union politique qui permettra d’apporter des solutions concrètes aux Français.
Je mettrai tout en œuvre, dans le cadre de mon mandat, pour m’opposer aux mesures antisociales et ultra libérales du gouvernement d’Emmanuel Macron.
Je travaillerai à une réforme de la Métropole du Grand Paris qui protège les services publics et la démocratie locale.
Je vous propose de rendre compte de mon mandat régulièrement directement auprès des élus des collectivités territoriales et des Val de Marnais à travers des réunions d’échange permettant une confrontation permanente avec les acteurs politiques locaux et les citoyens.
La prochaine loi de finance pour 2018 sera l’occasion de défendre, avec mes collègues du groupe socialiste, l’autonomie financière des collectivités territoriales, donc de Villejuif, afin que nous puissions localement, dégager des capacités d’investissement permettant de développer le logement social, de construire des équipements publics correspondant aux besoins de la population et de mettre en œuvre des rénovations de nos bâtiments publics énergivores.
Les mesures récentes attaquants le logement social sont une des premières décisions du gouvernement que je combattrai au sénat.
La baisse des APL pour les locataires du parc social sera compensée par une baisse correspondante des loyers. Cette baisse représenterait un montant de 1,5 milliards en 2018 et va durablement assécher les capacités d’investissements des bailleurs sociaux alors, que les besoins de réhabilitation et de construction de logements n’ont jamais été aussi importants.
Les loyers des logements sociaux sont déjà très maîtrisés et ne permettent pas à beaucoup de bailleurs de réaliser les travaux nécessaires, notamment en matière d’isolation thermique pour relever le défi de la lutte contre la précarité énergétique et remplir les objectifs des accords de Paris pour le climat.
Le président de l’USH, Jean-Louis Dumont, considère cette mesure comme une « ligne rouge » à ne pas franchir.
Vendredi dernier, les bailleurs sociaux ont claqué la porte des négociations avec le gouvernement, estimant qu’aucune proposition de compensation financière sérieuse n’était apportée par le gouvernement face à la baisse mécanique des ressources que va provoquer la baisse des loyers.
Dans le Val de Marne, le premier bailleur Valophis évalue cette perte à 7,250 M€ par an, ce qui réduirait de moitié sa capacité d’investissement.
L’inquiétude porte aussi sur la baisse de la participation de l’état aux aides à la pierre, et sur la remise en cause des exonérations fiscales dont bénéficient les bailleurs sociaux (exonération d’IS, TVA à taux réduit, exonération pendant 25 ans de la TFPB).

Toutes ces mesures s’accompagnent d’un discours politique libéral misant sur la hausse des constructions pour faire baisser le prix des loyers. A cela on peut répondre que, d’une part, si les bailleurs sociaux voient leurs capacités financières baisser, le niveau de construction qu’ils engagent va également baisser ; et que, d’autre part, les effets d’une telle politique auront des résultats désastreux à très court terme sur le logement social, et des effets plus qu’incertains sur la crise du logement à moyen/long terme.
Au Sénat comme à Villejuif, je travaillerai à m’opposer, mais aussi à proposer. Car pour se reconstruire, les socialistes doivent se dépasser, et inventer de nouvelles solutions pour faire face aux problèmes nouveaux auxquels notre société est confrontée.
Sophie Taillé-Polian, 

Sénatrice et Conseillère municipale

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