Sécurité urbaine et tranquillité publique

Le par

Romain Borrelli, Militant Socialiste

Il importe de distinguer deux niveaux de situations
qui nous préoccupent, nous, Villejuifois. En
premier lieu ce que nous pourrions nommer les
«petites incivilités quotidiennes» : le non-respect de
la propreté de nos rues, les dépôts sauvages d’ordures,
l’ignorance délibérée des dates de collectes
d’encombrants, le stationnement sauvage, les voitures
ventouses, les tags.
Le sentiment d’impunité sur
ces «petites incivilités» favorise
le passage potentiel vers
un deuxième niveau de petite
délinquance : arrivent des constats plus graves, que
nous appellerons «second niveau d’incivilités et petits
délits». Il s’agit ici de phénomènes préoccupants
dans certains lieux de notre commune, notamment
des agressions verbales et physiques, une appropriation
des lieux publics ou privés, des comportements
dangereux (rodéo motocyclistes dans les
rues), des vols divers, parfois liés à la vente de stupéfiants.
Ainsi, aujourd’hui, un nombre non négligeable
de Villejuifois, dans leur cage d’escalier, dans
le hall de leur immeuble, dans les rues, subissent de
fortes nuisances.


Quelles réponses faut-il apporter à ces nuisances
qui, de plus, engendrent un dysfonctionnement de
certains équipements publics (piscine municipale,
stades, gymnase, écoles et collèges) ? Comment
maintenir la qualité de nos services publics susceptible
de remédier à ces maux, en gardant à l’esprit
que la rue doit rester un espace public où la sécurité
et la tranquillité de tous doivent être maintenues ?
Les difficultés sociales peuvent favoriser le développement
d’une économie parallèle, elles ne sauraient
en aucun cas la justifier. Car à ce déni, tout le monde
est perdant, y compris les personnes qui se laissent
entraîner dans cette délinquance du quotidien,
par ennui, par désoeuvrement, et souvent par
bêtise.

Des actions de prévention et de médiation sont
nécessaires, notamment dans les écoles et les collèges.
La verbalisation systématique des infractions
pour le non-respect de l’environnement s’impose.
Il est impératif de mettre en oeuvre des éléments
dissuasifs de sanction.
La ville essaye de faire face à ces problèmes, notamment
à travers des réunions du CLSPD (conseil
local de prévention de la délinquance), des réunions
de quartier et des actions de prévention. La
ville doit organiser l’information et la coordination
des différentes institutions chargées de régler ces
problèmes. En ce sens, on est en droit de se demander
si les moyens de la Police d’Etat sont équitablement
répartis au niveau régional, et la demande
mainte fois formulée de la création d’un commissariat
de plein exercice à Villejuif (portée par
notre député, Jean-Yves le Bouillonnec, auprès
du Ministère de l’Intérieur) nous paraît légitime.
Nous, Socialistes, estimons qu’il est temps de
débattre sur diverses mesures plus importantes
pour assurer la tranquillité publique, notamment
par le renforcement de nos gardiens de
ville, voire leur transformation en Police Municipale.
Il ne s’agit pas de se substituer à la Police
Nationale qui est seule compétente sur les affaires
de criminalité, mais de répondre aux urgences quotidiennes,
en verbalisant les actes de petites incivilités,
et en intervenant de façon plus dissuasive.

 

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